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L'oeil du cyclone souffle sur les AMAA 2016. L'arbre sans fruit est le Meilleur documentaire africain de l'année

30/06/2016
Le film de Sékou Traoré remporte le Grand Prix et 2 autres prix. La Nigérienne Aïcha Macky (en photo) primée meilleure documentariste 2016.

Après 22 Prix dans divers festivals, Eye of the Storm / L'oeil du cyclone de Sékou Traoré, Burkina Faso engrange trois nouveaux prix à Port Harcourt, Nigeria. En effet, le jury des African Movie Academy Awards (AMAA 2016) l'a sacré Meilleur film (le Grand Prix), Abidine Dioari a reçu le Prix du Meilleur second rôle masculin et le Prix des Meilleurs costumes est allé aussi au film écrit par Luis Marquès et Christophe Lemoine. Produit par Axel Guyot, Serge Alain Noa et Sékou Traoré, la production a bénéficié du soutien du Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud (OIF/CIRTEF) qui s'appelle désormais Fonds Image de la Francophonie.
Le film suit Emma Tou (Maimouna Ndiaye), jeune avocate et fille d'un ancien responsable d'une société d'extraction de diamants. Un jour, le bâtonnier demande à Emma d'assurer la défense de Blackshouam, un rebelle capturé par l'armée.

La cérémonie qui s'est tenue le 11 juin 2016 à Port Harcourt (Nigeria) a aussi primé L'arbre sans fruit (The Fruitless Tree) de la réalisatrice nigérienne Aïcha Macky qui gagne le prix du meilleur documentaire. Le film est produit par Clara Vuillermoz (Les Films du Balibari, Nantes) et Sani Magori (Maggia Images, Niamey), avec le soutien de l'Organisation Internationale de la Francophonie, ce film fait partie de la collection Lumières du monde (Africadoc).
Mariée et sans enfant, la réalisatrice et son époux se trouvent dans une situation "a-normale" dans son pays, le Niger. A partir de son histoire personnelle, adressant ses questionnements à sa maman disparue en couche, la réalisatrice explore les souffrances cachées des femmes et brise les tabous de la société nigérienne. Dans une perspective plus large, avec un regard sur le monde, elle interroge la question de la féminité (trop résumée à l'enfantement) et de la maternité. Déjà, son précédent documentaire, plus court (celui-ci fait 52 minutes), cette sociologue de formation, faisait de la sociologie comparée. En effet, son film de fin d'études à l'université Gaston Berger de St Louis Savoir faire le lit retrace son parcours d'apprentissage de l'art de la séduction au Sénégal, sur le secret de la préparation du corps à la féminité.
En 2009, le Niger avait déjà eu le trophée du Meilleur long métrage documentaire décerné à Pour le meilleur et pour l'oignon ! de Sani Magori ; ce dernier a coproduit la lauréate 2016. Cette année, le Niger a été l'invité surprise avec ses 4 nominations et repart au final avec le Prix du documentaire, grâce à Aïcha Macky.

Autre film francophone à être distingué aux African Movie Academy Awards (AMAA 2016) : The pencil ("Le crayon", en anglais), lauréat du Meilleur film d'animation. C'est la discrète réalisatrice burkinabèe Adjaratou Ouédraogo qui en est l'auteure. Il faut croire que le cinéma d'animation du Burkina Faso a le vent en poupe, car son compatriote Lazare Sié Palé était en lice dans la même catégorie. Dans leur communication, les AMAA n'indiquent que le nom du cinéaste burkinabé, sans préciser le nom de son film, a priori Le Coût du Mythe. Car l'organisation n'est pas exempte de couacs, malgré ses douze ans d'expérience.


La place et la dimension des AMAA demeurent aussi fragiles, malgré l'indéniable audience internationale et les trophées Amaa qui sont synonymes de prestige. L'organisation n'a pas encore réglé deux questions fondamentales : la première est la place trop prépondérante de Nollywood et la seconde c'est la dimension concrètement panafricaine de la sélection. Comme nous avons pu le mesurer à Lagos même, les organisateurs ont une véritable envie d'ouvrir les Amaa, afin que les professionnels de tout le continent (et ses diasporas) s'approprient ces récompenses. D'abord, le comité de sélection n'est pas exclusivement national, même si les Nigérians sont majoritaires. Il intègre un Ghanéen, une Camerounaise anglophone (Delphine Itambi, actrice, réalisatrice et productrice) et le rédacteur en chef sénégalais d'Africiné Magazine. Néanmoins, c'est fort peu à l'échelle d'un continent de 54 nations et surtout selon les règles d'une académie de cinéma. Ici pas de filiation par branche ou de festivals labelisés, comme pour les Oscars américains. Les AMAA ne sont justement pas articulés à toute l'industrie africaine, c'est la Africa Film Academy, une fondation nigériane qui en a l'initiative et l'organisation, avec un dévouement qui ne suffit pas restituer toute la création africaine (y compris les diasporas, dans les autres continents).

Fondés par Peace Anyiam-Osigwe et organisés par la Africa Film Academy, les African Movie Academy Awards, plus connus sous le nom de AMAA ou Les AMA Awards (parfois surnommés "Les Oscars africains"), ont lieu chaque année afin de célébrer l'excellence de professionnels (africains et des diasporas) de l'industrie du cinéma. Les Amaa ont aussi pour but d'unir le continent africain, à travers les arts et la culture.
Pour l'heure, l'Afrique peine à répondre à l'appel ; encore faudrait-il que l'information passe et à temps. Les appels à films des Amaa sont mal diffusés, le site internet officiel est parfois laissé en friche, la date de la cérémonie est annoncée avec retard voire parfois déplacée à la dernière minute. Il ne faudrait pas jeter la pierre aux organisateurs : les élections présidentielles les ont même conduits à faire la remise des prix une fois en Afrique du Sud. La peur des attentats terroristes par les extrémistes au Nigeria effraie aussi de nombreux professionnels avec qui nous avons discuté et qui tournent le dos à un pays pourtant très attrayant.

Les Amaa sont-ils prêts à ne pas sembler être qu'une auto-célébration de Nollywood (avec le Ghana et l'Afrique du Sud en guest-stars) ? La sélection et le palmarès globalement ne permettent pas de répondre totalement positivement pour l'heure. Si le sujet des enfants soldats et la prévarication des biens est bien traité, Eye of the Storm / L'oeil du cyclone de Sékou Traoré tombe parfois dans un certain travers télévisuel, à l'instar de l'industrie nollywoodienne : beaucoup trop de dialogues qui noient le récit quand ce n'est pas une musique omniprésente et trop forte, une direction d'acteurs pas assez affirmée et parfois des effets spéciaux douteux. Dans la compétition de cette année, Missing God en serait l'exemple patent : avec un sujet en or sur les débuts de la colonisation, Jo Ubaka laisse son histoire se déliter et ses acteurs partir en roue libre (il faut croire que cela plaît : il a reçu le Prix Ousmane Sembène 2016 aux AMAA).
Le film burkinabé s'ouvre pourtant par deux énergiques scènes d'anthologie. Il y a quand l'avocate traverse la cour de la prison, puis le moment où elle fait face au présumé rebelle ; toute la tension est palpable, pour hélas retomber jusqu'à cette fin précipitée fort à propos qui remet en selle le drame avant que le générique vienne aussitôt brutalement éjecter le spectateur du film.

Au Nigéria même, tout le cinéma n'est pas en mode Nollywood (comme en Inde où, à côté de Boollywood avec ses torrents de larmes et de danses, on peut trouver des comédies méchamment mordantes comme Matrubhoomi, un monde sans femmes de Manish Jhâ). Des velléités existent et elles trouvent leur place aux Amaa, c'est pourquoi il faut insister : il y a bien une réelle volonté d'ouverture de la part des organisateurs. Ainsi, si C. J. "Fiery" Obasi n'est certes pas Fémi Odugbemi ni Didi Cheeka avec leur cinéphilie, néanmoins il essaie de proposer ce qui se rapproche d'un cinéma d'art même si son O'town est trop brouillon, inutilement violent sinon sadique parfois grotesque. Ce long métrage suit (pendant deux trop longues heures) Peace et ses deux compères qui essaient de monter dans la hiérarchie du crime. Le monde souterrain de la ville de Owerri, ou "O-town", dans l'Est du Nigeria, est peuplé de voleurs, une faune d'individus bigarrés et une célébrité locale appelée "L'Artiste", un rappeur qui vit sur une illusion de grandeur. Avec des moments intéressants et une photo parfois impressionnante, le film ne tient pas la longueur (justement parce que pas concis), le réalisateur concluant avec un générique surprenant : estimant ne pas savoir s'il a fait une fiction ou un documentaire et que c'est au spectateur de se débrouiller !

Il y aurait beaucoup à dire (en bien) du film ghanéen The Cursed Ones qui obtient (seulement) trois Prix. Le Prix du Meilleur réalisateur (équivalent au second Grand Prix dans ce palmarès) est ainsi revenu au Ghanéen Nana Obiri Yeboah (l'Allemand Maximilian Claussen est parfois crédité comme coréalisateur, il est aussi le scénariste du film), ainsi que le Prix du Décor (à l'Italien Davide de Stefano) et celui de l'image (pour le Britannique Nicholas K. Lory, par ailleurs le producteur du film). Il a été filmé en 5K anamorphique, avec une caméra RED, pour une diffusion en 2K DCP. L'actrice Ophelia Dzidzornu qui joue Asabi la jeune fille accusée de sorcellerie méritait largement d'être sur le podium final. Son jeu tout en retenue plein de finesse et la lumière qu'elle dégage en fait un nom à suivre, si les cinéastes daignent faire appel à elle. Face à Ama K. Abebrese (célèbre avec BEASTS OF NO NATION aux côtés d'Idris Elba et qui tire ici bien son épingle du jeu, en jeune mère brisée), âgée juste de 15 ans, Ophelia Dzidzornu rend la détresse de son personnage avec juste un soupir ou un sourcil qui hésite à se lever ou se baisser. Le réalisateur livre un bijou de film. Tiré d'une histoire vraie et bien écrit, le scénario est aussi à saluer, même s'il est vrai que le Sud-Africain Akin Omotoso, lauréat 2016, signe un film où les personnages ont une belle épaisseur avec des intrigues bien structurées : Tell Me Sweet Something est une comédie romantique très plaisante et aurait pu sortir des studios hollywoodiens (ce n'est pas toujours une insulte).

Ayanda réalisé par Sara Blecher (Afrique du Sud) est l'un des grands perdants cette année. Très attendu, il ne repart pas bredouille car le prix de la Meilleure actrice des AMAA 2016 a été décerné à Fulu Moguvhani interprétant le rôle principal d'Ayanda, jeune mécanicienne de 21 ans qui doit reprendre le garage automobile familial.
Parce que la sélection est majoritairement nigériane et anglophone, le palmarès est forcément déséquilibré. Seuls Derrière les portes fermées / Behind Closed Doors du Marocain strong>Mohammed Ahed Bensouda et La femme à la caméra (Camera/Woman) de la Marocaine Karima Zoubir proviennent du Maghreb (les deux films ont bénéficié du soutien à la production de l'OIF). Ce déséquilibre renseigne aussi sur le peu d'efforts (moyens ?) que les non anglophones mettent pour avoir des versions sous-titrées. L'inverse est très souvent tout aussi vrai pour les anglophones / lusophones / arabophones qui n'ont pas toujours de versions soustitrées en français. Le problème est résolu par des festivals qui font eux-mêmes la traduction et les sous-titres (comme au festival de Cozes, ou à Milan, Tübingen, …). Il arrive que les sociétés en charge de la tâche gardent par devers eux la propriété des sous-titres et cela ne bénéficie donc que l'instant d'une ou quelques projections au film concerné. L'OIF a mis en place des financements au doublage, afin de soutenir l'exportation des films francophones. Ces absences révèlent un certain manque de professionnalisme qui règne encore chez les cinéastes qui travaillent trop seuls, pas assez en collectif, pour mutualiser et promouvoir.

Tout porte à croire que les organisateurs ont essayé de rééquilibrer au dernier moment, sans en informer le comité de sélection qui avait déjà fait son travail (sans unanimité du reste, sauf pour The Cursed Ones et les films sud-africains). Des films n'ayant pas été visionnés se sont retrouvés nominés. L'enquête que nous avons menée prouve que pour au moins les films d'animation la transparence a fait défaut. Un des réalisateurs nous apprend avoir eu connaissance avec surprise de sa nomination, puis il a été victime d'un manque criant de communication de la part des organisateurs.
L'organisation est entravée par le soutien étatique qui tarde beaucoup trop, même s'il est important (une source nous a parlé de plusieurs centaines de billets d'avion, autant de chambres d'hôtel et des dizaines de bus mis à disposition par l'Etat de Rivers, où est située la ville de Port Harcourt). Sur un ton caustique, l'acteur Jimmy Jean-Louis avait souligné les couacs de l'organisation dans Jimmy goes to Nollywood, le documentaire qu'il a coréalisé avec Rachid Dhibou sur les coulisses de Nollywood : il a reçu son billet d'avion quelques heures avant son départ aux AMAA.
L'emprise de Nollywood n'est pas forcément bénéfique pour les AMAA, car si cette industrie qui floute les frontières entre le cinéma et la télévision sinon le théâtre filmé est rentable (elle a permis à des fortunes de naitre), elle n'est pas encore assez structurée. Sur le plan de la forme, Nollywood se contente de l'auto-célébration, il a du mal à compétir sur le terrain de la qualité scénaristique, gagner ses galons dans des compétitions ouvertes, même en Afrique. Accepter des formes narratives originales et moins formatées peut aider ces productions bâclées de prétendre à la qualité. Quel sens de donner au LIFETIME ACHIEVEMENT AWARD (Prix pour l'ensemble de sa carrière) remis à deux Nigérians ? Les deux acteurs, Joke Silva et Olu Jacobs, méritent absolument d'être distingués. Cependant le Prix n'a été accordé qu'à eux deux seulement. Ce Prix pourrait mieux être utilisé pour justement célébrer des artistes africains (ou des pays) absents en sélection.

Président du jury, le critique de cinéma Shaibu Husseini a affirmé à Port Harcourt 485 films inscrits cette année dans les vingt-six catégories. C'est une baisse drastique de moitié ! En effet, l'année dernière le chiffre était de 800 films, d'après le communiqué de presse des Amaa 2015. Nombre de professionnels se sont plaints d'un relatif chaos durant la cérémonie de remise des prix du 11 Juin 2016. Les Amaa devraient peut-être faire un examen critique, au-delà de la bonne volonté, trouver des solutions pour avoir plus de films divers de tout le continent et réclamer des officiels nigérians la mise à disposition de moyens très tôt, chercher des sponsorings dans d'autres pays voire des diasporas africaines. Avoir un prix continental est le chic le plus ultra, cela requiert une organisation solide et transparente. Le Palmarès des AMAA se résume parfois à une liste, sans qu'il soit possible de savoir de quoi parlent les films nominés. Cette liste met en avant plutôt les pays, pas assez les œuvres et les auteurs ni les acteurs ou techniciens, comme si le Nigéria, première économie du continent, doute de sa force et a besoin de se mesurer aux autres nations soeurs dans une compétition presque gagnée d'avance.

Liste complète des AMA Awards 2016
(nominations et gagnants)


1. Prix EFERE OZAKO AMAA 2016 DU MEILLEUR COURT METRAGE
1. Encounter - Nigeria
2. Le Chemin - Côte d'Ivoire
3. Blood Taxi - Nigeria
4. Meet The Parents - Nigeria / Canada
5. Nourah The Holy Light (Nourah la sainte lumière) - Burkina Faso
6. Ireti - Nigeria
7. Life of Nigerian Couple - Nigeria
Gagnant : MEET THE PARENTS (Nigeria / Canada)

2. AMAA 2016 DE LA MEILLEURE ANIMATION
1. The Pencil - Burkina Faso
2. The Peculiar Life of a Spider - Ghana
3. Funsie Fast Fingers - Nigeria
4. Le Coût du Mythe, de Lazare Sié Palé - Burkina Faso
Gagnant : THE PENCIL (Le Crayon), réalisé par Adjaratou Ouédraogo (BURKINA FASO)

3. AMAA 2016 DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE
1. My Father's Funeral (Les Funérailles de mon père), de Lorenzo Mbiahou Kemajou - Cameroun
2. Nollywood (Something from Nothing) - Nigeria/Jordanie
3. Tchindas - Cap-Vert
4. The Fruitless Tree (L'arbre sans fruit), d'Aïcha Macky - Niger
5. Runs ‘I too Seek The Horizon' - Nigeria/GB
6. La Femme à la caméra (Camera/Woman) - Maroc
Gagnant: The Fruitless Tree (L'arbre sans fruits), d'Aïcha Macky - Niger

4. Prix OUSMANE SEMBENE AMAA 2016 DU MEILLEUR FILM DANS UNE LANGUE AFRICAINE
1. Brotherhood Eye - Mali
2. Bala Bala Sese - Ouganda
3. Missing God - Nigeria
4. Cursed Treasure - Ghana
5. Wako - Ouganda
6. Daggers of Life (Agbe Fe Akumehewo) - Ghana
Gagnant : Missing God, de Ubaka Joseph Ugochukwu - Nigeria

5. Prix MICHAEL ANYIAM OSIGWE AMAA 2016 DU MEILLEUR FILM PAR UN AFRICAIN EXPATRIÉ
1. Lambadina - Ethiopie /USA
2. Skinned - Liberia / USA
3. LAPD African Cop - USA/Nigeria
4. Boxing Day - USA/Nigeria
5. Mona - Nigeria/ GB
Gagnant : LAMBADINA (Ethiopie / USA)

6. AMAA 2016 DU MEILLEUR COURT METRAGE DIASPORA
1. Lines - USA
2. Raptors - USA
3. Across The Track - USA
Gagnant : ACROSS THE TRACK (USA)

7. AMAA 2016 DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE DIASPORA
1. Can You Dig This- USA
2. America's Blues - USA
3. Spirits of Rebellion - USA
4. Agents of change - USA
Gagnants (ex-eaquo): SPIRITS OF REBELLION (USA) et AGENTS OF CHANGE (USA)

8. AMAA 2016 DU MEILLEUR LONG METRAGE DIASPORA
1. America Is Still the Place - USA
2. Ben & Ara - USA
3. Luv Don't Live Here - USA
Gagnant : BEN AND ARA (USA)

9. AMAA 2016 DU DECOR
1. The Cursed Ones - Ghana
2. Soldiers Story - Nigeria
3. Ayanda - Afrique du Sud
4. Missing God - Nigeria
5. Out of Luck - Nigeria
Gagnant: The Cursed Ones

10. AMAA 2016 DU COSTUME
1. Eye of the storm (L'oeil du cyclone)
2. Oshimiri, de Nonso Emeka Ekwue
3. The Cursed Ones
4. Ayanda
5. Soldiers Story
Gagnant: Eye of the storm / L'oeil du cyclone

11. AMAA 2016 DU MAQUILLAGE
1. Oshimiri
2. The Cursed Ones
2. Missing God
3. Soldiers Story
Gagnant : Soldiers Story

12. AMAA 2016 DE LA MUSIQUE
1. O-town, de C. J. "Fiery" Obasi - Nigeria
2. Tell Me Sweet Something - Afrique du Sud
3. The Cursed Ones - Ghana
4. Hear me Move - Afrique du Sud
5. Le Pagne - Niger
Gagnant: O-town, de C. J. "Fiery" Obasi - Nigeria

13. AMAA 2016 DE L'EFFET VISUEL
1. Hear me Move - Afrique du Sud
2. Oshimiri - Nigeria
3. Stupid Movie - Nigeria
4. House Arrest - Ouganda
5. Soldiers Story - Nigeria
Gagnant : Oshimiri - Nigeria

14. AMAA 2016 DU SON
1. Eye of the Storm (L'oeil du cyclone) - Burkina Faso
2. Fifty - Nigeria
3. The Cursed Ones - Ghana
4. Derrière les portes fermées / Behind Closed Doors - Maroc
5. Falling - Nigeria
6. Rebecca - Ghana
Gagnant : Fifty

15. AMAA 2016 DE L'IMAGE
1. The Cursed Ones
2. Eye of the Storm (L'oeil du cyclone)
3. Ayanda
4. Tell Me Sweet Something
5. Fifty
Gagnant : The Cursed Ones

16. AMAA 2016 DU MONTAGE
1. Behind Closed Doors (Derrière les portes fermées)
2. Rebecca
3. The Cursed Ones
4. Eye of the Storm (L'oeil du cyclone)
4. Hear me Move
Gagnant : Hear me Move, Afrique du Sud

17. AMAA 2016 DU SCENARIO
1. The Cursed Ones
2. Tell Me Sweet Something
3. The Visit
4. Eye of the Storm (L'oeil du cyclone)
5. Beyond Blood
Gagnant: Tell Me Sweet Something (Akin Omotoso, Afrique du Sud)

18. PRIX AMAA 2016 Du Gouvernement de l'État de Rivers pour le Meilleur film Nigérian
1. Beyond Blood
2. Dry
3. Fifty
4. Missing God
5. Falling
6. O'Town
Gagnant: Dry (Stephanie Linus, Nigéria)

19. AMAA 2016 DU MEILLEUR JEUNE / PROMETTEUR ACTEUR
1. Nyanso Dzedze - Hear Me Move
2. Ophelia Klenam Dzidzornu - The Cursed Ones
3. Zubaidat Ibrahim Fagge - Dry
4. Ifu Ennada - O'Town
5. Eve Esin - Oshimiri
Gagnante: Zubaidat Ibrahim Fagge, Nigeria

20. AMAA 2016 DU MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND ROLE
1. Joseph Otsiman - The Cursed Ones
2. Uti Nwachukwu - Breathless
3. Abidine Dioari - Eye of the Storm (L'oeil du cyclone)
4. Odunlade Adekola - Taxi Driver
5. Kenneth Nkosi - Ayanda
6. Thomas Gumede - Tell Me Sweet Something
Gagnant : Abidine Dioari - Eye of the Storm (L'oeil du cyclone)

21. AMAA 2016 DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND ROLE
1. Thishiwe Ziqubu - Tell Me Sweet Something
2. Maureen Okpoko - Missing God
3. Ijeoma Grace Agu - Jimi Bendel/ Taxi Driver
4. Bontte Modiselle - Hear Me Move
5. Nthati Moshesh - Ayanda
6. Linda Ejiofor- Out of Luck
Gagnante : Thishiwe Ziqubu - Tell Me Sweet Something

22. AMAA 2016 DU MEILLEUR ACTEUR PRINCIPAL
1. Oris Erhuero - The Cursed Ones
2.
OC Ukeje - Ayanda
3. Fargass Assandé - Eye of the Storm
4. Masego ‘Maps' Maponyane - Tell me Sweet Something
5. Daniel k. Daniel - Soldiers Story
6. Yacoubi Baidari - Le Pagne
Gagnant : Daniel k. Daniel - Soldiers Story

23. AMAA 2016 DE LA MEILLEURE ACTRICE PRINCIPALE
1. Zineb Obeid - Behind Closed Doors (Derrière les portes fermées )
2. Adesua Etomi - Falling
3. Fulu Moguvhani - Ayanda
4. Maimouna N'Diaye - Eye of the Storm (L'oeil du cyclone)
5. Iretiola Doyle, Dakore Egbuson, Nse Ikpe Etim, Omoni Oboli - Fifty
6. Nomzamo Mbatha - Tell me Sweet Something
Gagnante : Fulu Mugovhani - Ayanda

24. AMAA 2016 DU MEILLEUR PREMIER LONG METRAGE
1. Mona - Anthony Abuah
2. Beyond Blood - Greg Odutayo
3. 8 Bars and A Clef- Chioma Onyenwe
Gagnant : Gagnant : Beyond Blood - Greg Odutayo

25. AMAA 2016 DU MEILLEUR REALISATEUR
1. Nana Obiri Yeboah - The Cursed Ones
2. Biyi Bandele - Fifty
3. Sékou Traoré - Eye of the Storm (L'oeil du cyclone)
4. Sara Blecher - Ayanda
5. Moussa Hamadou Djingarey - Le Pagne
6. Stephanie Linus - Dry
7. Akin Omotoso - Tell me Sweet Something
8. Mohamed Ahed Bensouda - Behind Closed Doors (Derrière les portes fermées)
Gagnant : Nana OBIRI-YEBOAH - The Cursed Ones

26. AMAA 2016 DU MEILLEUR FILM
1. The Cursed Ones - Ghana
1. Fifty - Nigeria
2. Eye of the Storm (L'oeil du cyclone), de Sékou Traoré - Burkina Faso
3. Ayanda, de Sara Blecher - Afrique du Sud
4. Le Pagne - Niger
5. Dry - Nigeria
6. Tell Me Sweet Something - Afrique du Sud
7. Derrière les portes fermées (Behind Closed) - Maroc
Gagnant : Eye of the Storm / L'oeil du cyclone de Sékou Traoré, Burkina Faso

AMAA 2016 LIFETIME ACHIEVEMENT AWARD (Prix pour l'ensemble de sa carrière)
- Joke Silva - Olu Jacobs


Thierno I. Dia
Africiné Magazine (Dakar)
pour Images Francophones
en collaboration avec Africultures



Image : Aïcha Macky, réalisatrice et scénariste nigérienne, AMAA 2016 du Meilleur Documentaire.
Crédit : Les Films du Balibari et Maggia Images.


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