Abouna (Notre père)

Tahir (quinze ans) et Amine (huit ans) se réveillent un beau matin et apprennent que leur père a quitté la maison. Pourquoi ? Ils l'ignorent. Ils sont d'autant plus déçus que ce jour là, le Père devait arbitrer un match de football opposant les gosses du quartier. Les deux enfants attendent son retour puis décident d'aller à sa recherche à travers une longue errance dans la ville.

Son : Marc Nouyrigat, Olivier Laurent, Laurent Dreyer
Musique-Music : Diego Mustapha Ngarade
Décor : Laurent Cavero
Production : Chinguitty Films (ex-Duo Films), Goï-Goï Productions,
avec le soutien du Fonds Sud Cinéma, du ministère des Affaires étrangères (ADC Sud) et du Fonds Francophone (OIF / CIRTEF).

Propos du réalisateur
"Trop souvent, j'ai vu des films nostalgiques sur l'enfance. Abouna se veut plutôt un film sur cette dure réalité qu'est l'absence traumatisante d'un parent. Pour cela, j'ai pris, pour les rôles principaux, des enfants vivant ou ayant vécu cette douloureuse expérience. Au Tchad, je connais beaucoup d'enfants qui, du fait de la guerre ou encore pour d'autres raisons, ont vu leur père partir. Abouna, film sur les enfants, est totalement raconté de leur point de vue, laissant libre cours à leur imaginaire, leur crédulité… Quant à la caméra, elle est très libre, comme l'est l'esprit du film, qui s'est fait tout en improvisation pour capter la vérité des enfants. Une caméra qui bouge autant que les gamins pour mieux saisir leur énergie. "

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Quinzaine des Réalisateurs - Cannes 2002