Africa paradis

Dans un futur imaginaire, en 2033, l'Afrique est entrée dans une ère de grande prospérité, tandis que l'Europe a sombré dans la misère et le sous - développement. Olivier informaticien sans travail est prêt à tout pour en trouver, vit avec Pauline, institutrice elle aussi au chômage. Vu leur situation déplorable en France ils décident de tenter leur chance en Afrique où ils immigrent clandestinement. A peine arrivés, ils sont arrêtés par la police des frontières et incarcérés dans une résidence de transit, en attendant d'être renvoyés en France. Olivier parvient seul à s'échapper. Il commence alors une vie de clandestin, jusqu'au jour où il récupère les papiers et endosse l'identité d'un blanc tué dans un accident de voiture. Entre-temps, Pauline accepte un poste de bonne dans une famille bourgeoise africaine…

Olivier et Pauline, un ingénieur et une institutrice français, n'arrivent plus à vivre décemment dans leur pays et décident d'immigrer aux Etats-Unis d'Afrique. N'ayant pas réussi à obtenir un visa d'entrée, ils font appel aux services d'un passeur clandestin. Leur vie va basculer…
"Africa Paradis" est une comédie dramatique écrite par l'auteur français Pierre Sauvil sur une idée du réalisateur Sylvestre Amassou. L'histoire est celle d'un renversement des situations et des rôles entre l'Afrique et l'Occident. Ici, c'est l'Afrique qui, ayant réussi son unification, est devenue prospère tandis que l'Europe, victime de guerres et de prises violentes de pouvoir, sombre dans la décrépitude. La seule issue pour les populations est l'émigration vers le continent noir…

Thèmes : sous-développement, émigration clandestine
Image : Guy Chanel
Son : Alioune Mbow, Julien Chaumat
Montage : Nicolas Chaudeurge
Musique originale : Wasis Diop
Décor : Jean-Michel Robert, Oumar Sall
Costumes‚ : Marie-France Pérochon, Fatou Kandé‚‚

Prix : Meilleur son et Meilleur décor, Fespaco 2007, Ouagadougou






Propos du réalisateur
"Vivant en France depuis de nombreuses années, j'ai pu constater à quel point l'intégration dans un pays étranger, même ami, peut être difficile sur tout les plans, aussi bien affectif que professionnel. Et je me suis souvent demandé si ceux qui nous offrent l'hospitalité sont bien conscients des difficultés que nous rencontrons. C'est pour tenter de répondre à cette question - d'une façon attrayante et non polémique - que, dans Africa Paradis, j'ai inversé la proposition classique. Supposons - supposons - que l'Europe soit devenue pauvre et l'Afrique, riche. Ce sont donc les Blancs qui émigrent sur le continent africain pour tenter de trouver du travail et qui, du coup, découvrent le lot habituel des Noirs lorsqu'ils débarquent en France. C'est-à-dire autant la mesquinerie que la générosité, autant la porte fermée que la porte ouverte. C'est le sujet de ce long métrage, dans lequel l'équilibre des comportements sera maintenu, mon propos n'étant pas de mettre les bons d'un côté et les méchants de l'autre. On trouve les deux sur chaque rive du fleuve. Mon intention n'est pas de faire un film politique, didactique, mais au contraire, de raconter une histoire d'amour, avec beaucoup d'action et d'humour, le problème de l'intégration n'apparaissant qu'en filigrane. Il me semble, en effet, que la gravité d'un thème a, parfois, intérêt à être traduite avec de la légèreté. Du coup, le sens profond en est plus accessible. Je ne pense pas, d'ailleurs, qu'un film puisse changer le monde. Un film n'est rien d'autre qu'une bulle en couleurs qui brille un instant. Mais que cet instant existe n'est pas négligeable. Surtout s'il rappelle ce que chacun sait, bien sûr, mais qu'on ne doit jamais cesser de répéter : nous sommes tous différents les uns des autres, mais c'est cette différence qu'il faut accepter car, en fait, elle est la richesse des hommes."

35mm, couleur / color

20ème FESPACO (OUAGADOUGOU, Burkina Faso : 24 février > 03 mars 2007)
* Sélection Compétition Officielle Longs Métrages
* Prix du meilleur son (Alioune Mbow, Julien Chaumat), remis par Dani Kouyaté, Président de la Guilde des Réalisateurs et Producteurs) : 500.000 FCFA Trophée Monument
* Prix du meilleur décor (Oumar Sall, Jean-Michel Robert)