Appel des arènes (L')

Nalla est un jeune de 17 ans, d'une bonne famille de Dakar (Sénégal). Un soir, un groupe de voyous l'attaque. André, mécanicien de son état, assiste à la scène et vient au secours de Nalla. Les deux deviennent amis. Quelque temps plus tard, Nalla accompagne André aux combats de lutte, où il a un aperçu de la dimension mystique qui entoure ce sport, tout un monde. Contre la volonté de ses parents, Nalla prend un rôle important dans le combat d'ouverture de la nouvelle saison. Sory a vingt-cinq ans et souffres d'épilepsie. Il est chômeur et survit comme petit malfrat. Dans une situation despérée, il rejoint un groupe de voyous qui gagne de l'argent en vendant des billets au marché noir devant le stade de lutte et par des paris. Sory fricote ainsi avec le monde mafieux qui tire profit de la lutte. La lutte sénégalaise s'appelle lambb en wolof.

Note d'intention du réalisateur J'ai toujours voulu faire un film se passant dans le milieu de la lutte. La lecture de L'appel des arènes m'a permis d'aller au bout de ce désir. Séduit par l'amitié entre Nalla, un garçon issu d'un milieu aisé, et un lutteur, j'ai eu envie d'adapter le roman. Le traitement du roman obtient la bourse d'aide au développement du scénario du Festival d'Amiens. Cette bourse m'a permis d'écrire le scénario qui est une adaptation libre du roman d'Aminata Sow Fall. L'histoire se situe à Dakar. Les deux jeunes hommes fréquentent les arènes de différentes manière. Sory est dans la périphérie. Nalla vit les arènes de l'intérieur grâce à l'amitié qui le lie aux deux lutteurs, André et Malaw. Le film met en valeur les relations de Nalla et des lutteurs. En contrepoint, le personnage de Sory, permet de découvrir l'environnement des arènes, la vie nocturne de Dakar mais aussi la dureté du quotidien. Le conflit entre Nalla et ses parents apparaît en filigrane. Les rôles de Malaw, d'André et "Tonnerre" sont joués par de vrais lutteurs. Deux des Champions de lutte les plus populaires au Sénégal jouent dans le film : Mohamed Ndao dit "Tyson", chacun de ses combats est un évènement national. Il jouera le rôle de Malaw. André sera joué par un autre champion,Tapha Gueye. Ces deux champions ont ramené le spectacle dans les arènes. Un lutteur est à la fois chanteur, danseur et combattant, c'est un artiste. J'ai voulu que les lutteurs jouent leur propre rôle pour pouvoir capter le naturel des gestes. Le caractère très spectaculaire de la lutte, la sensibilité avec laquelle est développée l'histoire de Nalla, son amitié avec André, sa découverte du monde de la lutte et grâce elle, de ses racines et des valeurs traditionnelles sont autant de thèmes soutenant le film. "L'appel des arènes" est mon premier long métrage de fiction. C'est un cap important et un challenge pour tout réalisateur. 

Scénaristes/Scriptwriters CHEIKH.A. NDIAYE, CLARENCE DELGADO
Adapté du roman d'Aminata SOW FALL
Décor/ Art Design: Moustapha NDIAYE "Picasso"
Son/Sound: Guillaume VALEIX, Alioune MBOW
Montage/Editing: Sylvie ADNIN
Musique/Music : MOUSS / IBRAHIMA DIOP
Coproducteurs ART MEDIAS PRODUCTIONS / SENEGAL DCN / BURKINA FASO 

- FESPACO 2007
- Edinburgh Film Festival
- Los Angeles Film Festival
- Festival de Berlin 2006 (14. Februar 2006, Internationales Forum)