Fragments de vie 

Trois histoires différentes dressent un même tableau, celui d'une ville d'Afrique équatoriale : un jeune homme, diplômé et chômeur, voit son destin basculer tragiquement ; une jeune fille se transforme en ange de la mort et se libère d'un passé traumatisant ; une femme rencontre un homme. Un passé qu'elle croyait à jamais disparu refait surface.

Interprètes : Tshilombo Lubambu, Deneuve Djobong, Jean Bédiébé, Thérèse Ngo, Ngambi, Jérome Bolo, Hélène Beleck

Image : Bonaventure Takoukam
Montage : Jean Thomé
Musique originale : Sébastien Buchholz
Note d'intention

Au départ, les trois histoires de" fragment de vies" ont été conçues pour former un film d'une cinquantaine de minutes. Ces histoires sont inspirées d'histoires réelles dont j'ai été le témoin direct ou indirect lors de mes récents séjours en Afrique. Histoires vraies de gens que j'ai côtoyés de près ou de loin.

Nous avons donc voulu réaliser un film de fiction dans la réalité contemporaine d'une grande ville africaine.

Un film qui témoigne de quelques aspects de la vie dans cette Afrique en crise. C'est pourquoi le scénario de départ était une base à partir de laquelle l'écriture s'est développée lors des repérages, des répétitions et du tournage.

Pendant les répétitions, un travail d'improvisation a été mené avec les comédiens. Ce travail nous a permis de développer les scènes qui n'étaient qu'ébauchée ou d'enrichir les autres. En collaboration avec un dialoguiste camerounais, le résultat des improvisations a été formalisé et intégré à l'ensemble du texte.

De nouvelles scènes ont aussi vu le jour, à partir des décors trouvés lors des repérages. De nouvelles situations sont venues transformer et enrichir les histoires de base. Ce travail nous a également permis d'obtenir des dialogues beaucoup plus naturels, moins "littéraires", plus spontanés, correspondant plus à la façon dont les gens s'expriment.

Ces développements ont naturellement conduit le film à sa forme actuelle d'une durée de 85 minutes environ.

L'évolution du triptyque de moyen métrage en long métrage s'est faite naturellement au travers d'un travail de développement thématique du sujet du film et d'une réflexion sur la forme, dans le prolongement des films précédents. La durée plus longue du film permet de mieux construire les thèmes et la structure d'ensemble et fait mieux apparaitre la cohérence de l'ensemble.

François L. Woukoache

Production : PBC pictures, Zala'Men, Indigo Films, Créa'son.

2002 | 12è Black Movie - Festival de films des autres mondes | GENÈVE, Suisse | 15 >24 mars 02 | www.blackmovie.ch
* Sélection [ÉCRANS D'AFRIQUE: les films de l'année]