Kirikou et la sorcière

"Kirikou n'est pas grand, mais il est vaillant" : le refrain de la chanson qui ponctue le premier long métrage d'animation de Michel Ocelot pourrait également servir à décrire cette œuvre ambitieuse au budget modeste. Le réalisateur y adopte une méthode d'animation classique tout en la métissant de techniques modernes, avec des références artistiques originales. Et s'il a choisi de conserver toutes les caractéristiques du conte (jusqu'à la répétition de situations ou de motifs, renforcée par la réitération du refrain chanté), il s'applique aussi à échapper aux archétypes du genre.

Kirikou narre l'histoire d'un petit garçon tellement volontaire qu'il parle dans le ventre de sa mère avant de s'enfanter tout seul. La sorcière Karaba a jeté un sort sur son village : la source est asséchée, les villageois rançonnés et les hommes enlevés. Kirikou veut découvrir "pourquoi Karaba est méchante ", afin de délivrer le village de son emprise.

Le film s’ancre dans la culture africaine : motifs de tissus inspirant costumes et décors, statues d'art nègre animées, végétation luxuriante, animaux réalistes, musique de Youssou N'Dour joyeuse, presque enfantine.Durée : 74’Genre : fiction LMThèmes : conte, vie traditionnelleAnnée : 1998Pays : FranceRéalisateur : Michel OcelotInterprètes : (Voix off
) Theo Sebeko, Antoinette Kellermann, Kombisile Sangweni, Fezele MpekaMusique originale : Youssou N'DourFormat : 35 mm, DVD Production : RTBF / France 3 Cinéma (ex FR3 Cinéma) / Trans Europe Films
Distribution : ArtMattan Productions
 / Gebeka Films